Le 14 septembre 1822 :
Champollion décrypte les hiéroglyphes de la Pierre de Rosette
Certaines dates dans l'Histoire sont là pour marquer les consciences, et le 14 septembre 1822 en fait bien justement partie. Ce jour précis, mes amis, un secret bien gardé a pu être percé ;
une langue oubliée s'est vue entièrement déchiffrée ; d'un simple exercice de l'esprit, des petits dessins ont enfin pu nous en raconter ; puisque le 14 septembre 1822, c'est le jour où
Jean-François Champollion a réussi à décrypter les hiéroglyphes de la Pierre de Rosette...
Et il faut dire que Champollion, ça
faisait quelques années qu'il s'escrimait sur ces quelques signes quand même tous bizarres... Depuis qu'il était tout petit, d'ailleurs, il était fasciné par l'Égypte, fasciné au point même de
suivre à l'école l'option de Copte, une langue insipide dont l'Éducation Nationale n'avait strictement rien à carrer, mais qu'elle dispensait tout de même, comme elle avait des profs dont elle ne
savait plus que faire...
Le petit Champollion en profitait pour être également fasciné par une découverte majeure faite en Égypte en 1799, alors qu'il n'avait que 10 ans, la Pierre de Rosette, un espèce de bout de
caillou d'un mètre douze de haut pour soixante-seize centimètres de large, plein de trucs un peu chelous, et surtout plein de hiéroglyphes. Champollion le savait maintenant, il avait trouvé son
rêve de gosse : il décrypterait les hiéroglyphes de la Pierre de Rosette, et ça ferait de lui une star !
Le problème, quand on a une dizaine, une quinzaine, voire même une vingtaine d'années, et qu'on va frapper à la porte des universitaires les plus reconnus de son temps pour leur proposer de
décrypter un vieux bout de caillou ; c'est que généralement, on se fait bouler. Champollion, de fait, n'arrivait pas à s'insérer dans le circuit de tentative de décryptage des hiéroglyphes.
« Qu'à cela ne tienne ! » s'était-il alors exclamé... « Puisque les huiles ne veulent pas me faire confiance, je vais me débrouiller tout
seul ! »
Champollion avait ainsi récupéré des reproductions de la Pierre de Rosette, et il s'était attelé à la tâche... Bon, à la base, ce n'était pas très très évident, d'aller donner une signification à
ces espèces de zigouigouis qui allaient dans tous les sens. Ces drôles de machins se rassemblaient dans des cartouches, se montaient les uns sur les autres, s'emboîtaient sans relâche et se
déboîtaient au petit bonheur, mais Champollion n'arrivait pas à en trouver le sens profond et caché...
Et puis un jour, le déclic. Ca c'était posé, là, comme une évidence : pour percer le secret des hiéroglyphes, il fallait qu'il passe par le Copte, son amour de jeunesse. Il est vrai que tout
de suite, c'était beaucoup plus facile. Chaque dessin commençait à trouver une signification, et Champollion isolait des sons, des noms, les uns après les autres... Ramsès... Ptolémée...
Toutmosis...
Jean-François Champollion était maintenant plus que fébrile. Il venait
d'attraper la première maille, il pouvait à présent détricoter tout le pull-over hiéroglyphique. Un nouveau nom, une nouvelle phrase, de nouvelles expressions, tout se présentait à sa
traduction : « Râ, tu pues du cul » lisait-on dans un cartouche, « Merde à celui qui lira ça de profil » voyait-on dans un autre, ou encore
« Omar m'a tuer » pouvait-on distinguer tout en bas, près d'une flaque de sang séché... Quel bonheur, le hiéroglyphe !
Alors, pendant 8 années, Champollion travailla sans relâche, il avait toujours quelque chose de nouveau à traduire. Il y passait ses jours, ses nuits... Il ne pensait plus qu'aux
hiéroglyphes ! En se rasant le matin, en prenant son bain, en achetant son pain, il les voyait partout... Champollion devenait hagard, palot, fragile, sa santé commençait à prendre une
claque sévère mais au bout du compte, il avait défini une grille de traduction des hiéroglyphes égyptiens.
Ce faisant, Champollion exultait, sautait de joie, trépignait d'envie de dire au monde ce qu'il avait découvert ! Il était heureux, ravi, il voulait que ça se fête dans une débauche
d'alcool, de petits fours et de confettis ! Il voulait que ce soit la nouba au pays du hiéroglyphe, et Champollion, pour le signifier le plus visiblement possible décida de monter sur sa
terrasse pour le crier bien fort ; mais bêtement, il glissa sur une savonnette qui traînait par-là et chut, pour se réveiller 5 jours plus tard avec un mal de crâne épouvantable doublé d'un
sentiment de travail accompli.
La suite, on la connaît... Champollion publia ses recherches avec succès, et le hiéroglyphe put être rangé au rang de langue comme toutes les autres, enseignée en faculté par des professeurs dont
l'Éducation Nationale n'a plus rien à carrer.
Quelques siècles plus tard, un autre linguiste glissait, lui-aussi, sur une savonnette en perçant le secret du Qhhbund, langue bizarre parlée par de drôles de personnages à l'index qui s'allume
; mais de cela, nous ne parlerons point ici, ce n'est qu'une autre... de nos deux milliards d'histoires...

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« Allez, mon p’tit Georges… Souffle tes bougies, qu’est-ce que tu
attends ? … Joyeux anniversaire !!! »
Georges cherche, déplace, fouille dans sa
chambre… Elle doit bien être quelque part ! Non, pas ici… Pas là non plus… Ah ! Ca y est ! La voilà ! 5 ans de sa vie, cette collection ! Qu’est-ce que Georges
l’aimait ! Quand il était petit, à chaque fois qu’il l’ouvrait, il avait l’impression de voyager, de partir, de s’échapper, vers de nouveaux horizons, vers de nouvelles destinations…
Calcutta… Bombay… New York… Londres… Bamako… Maubeuge… Cuba… Saint-Pétersbourg… Que de noms exotiques et champêtres… Que de destinations inconnues… Que d’imaginaire dans ces quelques centimètres
carrés…

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