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  • : Les éphémérides de Nicolas Gautier
  • : 06/09/2007
  • : L'objet de ce blog est de constituer un recueil de récits décalés suivant les éphémérides quotidiennes ou les envies du moment, à l'image de l'almanach du postier. Qu'il s'agisse de la vie rêvée du saint du jour, d'un retour rapide sur un évènement particulier ou de toute autre diatribe passagère, l'envie est de s'accomoder de la réalité et de la raconter en comblant vides, manques et autres doutes, le tout en histoires!
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Bienvenue sur Ephemeridiae

Ephemeridiae, c'est l'espace sur lequel, pour chaque journée du calendrier, vous pouvez découvrir une histoire, une éphéméride du jour, suivant les concepts présentés dans le menu de gauche...

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Le Mythe du moment : Bloody Mary, mythologie urbaine.  
Le Billet du momentRimaillage n°1, Scène de Taverne...  
Les 10 du moment10 bonnes raisons de mordre un pitbull à pleines dents... 

Sans oublier le feuilleton d'Ephemeridiae, "Georges", à présent complet ! Bonnes lectures, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires
... [Tout sur l'auteur, ici]

Lundi 14 avril 2008


ATTENTION ! En fin de post un nouveau thème de réflexion...

4 pattes, une barbichette, un estomac en béton armé, la chèvre est un animal extraordinaire... Toujours sur le qui-vive, toujours prête à brouter quoi que ce soit, toujours à se fourrer dans vos pattes, et inversement, la chèvre, si elle sait généralement très bien ce qu'elle veut, sait également faire plaisir à l'homme... Douces attentions, aide dans les tâches les plus quotidiennes, la chèvre apporte ainsi ses diverses capacités à l'homme, à lui de savoir les utiliser au mieux...

Depuis quelques temps l'homme a trouvé un emploi appréciable et ô combien utile à la chèvre, il a choisi de l'employer dans ses actes de torture les plus infâmes. Quels supplices a-t-il donc inventé, mettant en scène une chèvre ? A quelles idées n'a-t-il pas encore eu le loisir de songer ? Comment faire parler quelqu'un en présence de cet animal du diable ?

Sur Ephemeridiae – le sympathique blog à éphémérides – les cogiteurs du Club des 10 se sont de nouveau réunis (cette fois-ci Bigorneau, M. Patate, Nymphea et Vanessa) et vous proposent aujourd'hui le résultat de leurs recherches... Peu, hélas, ont voulu se mouiller... Mais la relève est à prendre à la fin de cette communication !

Pour l'heure, toutefois, voici 10 très bons supplices mettant en scène une chèvre, bonne lecture à tous !


Supplice n°1
par Nymphea :
Le très classique léchage de la plante de pieds par la chèvre... Jamais obsolète, jamais ringard, il trouvera toujours son emploi !

Supplice n°2
par Ephemeridiae :
Avec une chèvre (de préférence corse) transformée en sac-à-main, équipez une armée de Bernadettes Chiracs, jetez-les sur une manifestation de professeurs de collège, et observez le résultat : la manifestation est décimée et la jeunesse de notre société peut être de nouveau éduquée...

Supplice n°3
par M. Patate :
Une chorale de chèvres bêlant en choeur une chanson de Lara Fabian... Ca doit être dur...

Supplice n°4
par Ephemeridiae :
La catapulte à chèvre, idéale pour propulser les animaux sur tous types d'ennemis... C'est simple comme tout, il suffisait d'y penser...

Supplice n°5
par Bigorneau :
Attendre que ses propriétaires aient fini de traire la chèvre pour la voir renverser allègrement au sol le contenu de la récolte, d'un coup de sabot fièrement placé... Ca énerve.

Supplice n°6
par Ephemeridiae :
Créez une comédie musicale, c'est le meilleur endroit pour entendre chanter « Bèle... C'est un nom qu'on dirait inventé pour elle... » Atroce, non ?

Supplice n°7
par Vanessa :
Prendre une chèvre, l'éventrer, garder sa peau et la tendre sur une caisse de bois, embaucher quelques jeunes, disposer le tout dans la cage d'escalier d'un immeuble un soir aux alentours de 23h30, laisser les jouer du djembé ainsi créé et vous affolerez toutes les mémés du quartier !

Supplice n°8
par Ephemeridiae :
La trompette de la mort, supplice assez simple mais qui demande une certaine dextérité, un certain doigté. L'idée est, en effet, d'attraper une chèvre et de lui souffler de toutes ses forces dans le croupion. Selon l'intensité du souffle, un bêlement strident s'échappera de la cavité buccale de l'animal sus-nommé et percera les tympans de tous vos agresseurs. Attention, n'oubliez pas, auparavant, de vous munir de vos bouchons ouatés pour les oreilles, ou les dégâts seraient irrémédiables...

Supplice n°9
par Bigorneau :
Utilisez la chèvre comme agent de perquisition, notamment dans les poches des bleus de travail... La chèvre pourra ainsi débusquer mètre pliant en bois, crayon de charpentier et autres outils de bricolage... Si le fouillé se fait récalcitrant, elle croquera les bijoux.

Supplice n°10
par Ephemeridiae :
Attachez la personne à supplicier contre une roue, voire une barre en fer, vêtez votre chèvre de cuir noir, donnez-lui un fouet, attendez quelques instants et extasiez-vous dans la contemplation de votre chèvre répétant à chaque coup de fouet au supplicié : « Tu aimes ça hein ? Dis-le, que tu aimes ça ! Grand fou, va !!! »


Après ces quelques supplices hauts en couleurs, je vous propose à présent de jouer avec le nouveau thème... Pour le prochain Club des 10, il va falloir se faire sournois, vil, cynique et méchant, puisque je vous demande de trouver 10 bonnes raisons d'oublier d'aller chercher son enfant à l'école un jour de pluie... Vous avez le droit à tout, alors allez-y, profitez-en !!!

Comme à mon habitude, au terme de la réflexion, je choisirai les 10 qui m'auront fait le plus rire et sourire et vous les proposerai la prochaine fois, avec un lien vers chacun des participants, le cas échéant !

Vous avez jusqu'au lundi 21 avril, midi... Amusez-vous bien !


Voir les 10 choses dont Robinson Crusoe n'a certainement jamais éprouvé le besoin quand il était sur son île...
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par Ephemeridiae publié dans : Le Club des 10 communauté : Humour Noir
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Vendredi 11 avril 2008


                                  Le 11 avril 1995
                  L'ouverture au public de la Cathédrale d'Évry



Certaines dates, dans l'Histoire, sont là pour marquer les consciences, et le 11 avril 1995 en fait bien justement partie... Ce jour précis, mes amis, un bâtiment a pu fièrement s'ériger pour dévoiler au monde l'étendue de sa rotondité ; un peuple a pu renouer avec une tradition longtemps mise de côté ; la Chrétienté s'est dotée d'un nouvel outil de diffusion de sa doctrine ; puisque le 11 avril 1995, c'est le jour de l'ouverture au public de la Cathédrale d'Évry.

Et des cathédrales toutes neuves, dans notre hexagone aux angles généralement assez obtus, ça faisait un sacré bail qu'on n'avait pu en admirer. De mémoire d'homme, de femme ou de poulet, aucun exemple ne pointait en tête, si ce n'était la Sagrada Familia, mis à part qu'elle est en Espagne... De plus, sur notre sol français, une cathédrale, il faut que ce soit rutilant, grandiose, monumental et impressionnant, et surtout, il faut que ce soit construit il y a longtemps, il suffit d'observer la Picardie pour s'en rendre compte.

Pourtant, au XXème siècle, on s'est dit pourquoi pas... Pourquoi ne pas essayer ? Pourquoi ne pas retenter l'expérience ? Pourquoi ne pas créer une nouvelle cathédrale tout en design et en région parisienne, la population ne cessant de s'accroître ? En plus de ça, et tel que le constate un certain élu vendéen, les autres religions n'ont pas attendu, elles, pour construire de nouvelles structures ! Il n'y a qu'à seulement observer le nombre de mosquées qui se trouvent sous l'aéroport de Roissy, c'est significatif ! Alors, la religion chrétienne se doit de réagir et de construire un bâtiment emblématique, pourquoi pas à Évry !

Derechef, les plus hautes autorités ecclésiales se mirent en quête d'un projet pour leur cathédrale. Elles voulaient d'un truc contemporain, pas d'une imitation du passé, tel qu'on pouvait le faire au XIXème siècle... Elles voulaient d'un machin rapide à construire, à l'inverse de ces cathédrales gothiques, desquelles, quand elles étaient construites en quelques dizaines d'années, on trouvait ça preste... Elles voulaient d'une chose dont on ne se moque pas... Parce que la cathédrale de Gaudi, ça commençait à devenir un gag, dans les couloirs du Vatican, du fait de la longueur d'exécution et du style aujourd'hui obsolète... Elles voulaient enfin un truc fait avec deux bouts de plâtre, un peu de Mako-Moulage et des décalcomanies en guise de décoration, pratique et accessible, remarquable et inoubliable, une cathédrale pour un XXème siècle finissant, tout simplement...

Longtemps, on chercha un architecte capable de remplir les exigences des autorités ecclésiales, mais aucun français ne correspondait... A chaque fois, les français voulaient utiliser le verre et la verdure, il valait donc mieux chercher ailleurs... Ce fut ainsi en Suisse que fut trouvé l'architecte de la future cathédrale d'Évry, un homme du nom de Mario Botta. Passionné de formes simples, adepte de la brique et de l'arbre, homme à la réputation de faire toujours un peu la même chose, Mario Botta était un bon parti, d'autant plus que ses matériaux étaient assez bon marché, la facture serait moins salée.

Et Mario Botta de s'exécuter... Pendant les trois années que durèrent les travaux de la Cathédrale d'Évry, l'architecte s'affaira entre un cylindre tronqué et des tilleuls sur le toit, entre un sol en granit noir et des bancs de chêne, une crypte, un baptistère, tout y était, la cathédrale moderne naissait de son esprit et de ses mains, jusqu'à enfin ouvrir ses portes, le 11 avril 1995.

Quand les fidèles pénétrèrent pour la première fois dans l'enceinte de la cathédrale, ils furent ébahis... Quel espace ! Quel point de vue ! Quel architecture ! Et surtout, pas un seul pilier à l'intérieur de la cathédrale pour cacher la vue, pas d'odeur rance comme dans ces vieilles églises humides, que de nouveautés, chacun en était subjugué ! Alors, les fidèles se tinrent la main, chantant des psaumes de joie au créateur de ce nouvel espace, priant tous en choeur pour le bonheur du béton et de la brique, s'époumonant dans une liesse générale face à ces arbres surélevés ! Les fidèles étaient ravis, ils espéraient juste ne pas trop vite se lasser...

13 ans plus tard, les fidèles d'Évry semblent tenir le coup, revenant régulièrement dans cette cathédrale moderne. Quant à saint Corbinien, le saint à qui fut – et est encore – dédiée cette église, depuis son Paradis, il observe le nouveau lieu avec circonspection, car de là-haut, et c'est ballot, on ne peut voir qu'un simple rond avec des arbres qui en font le tour... Pas de bol pour lui, il est vrai, mais au final, de saint Corbinien... On s'en tape un petit peu, non ?


Voir le 21 mars 1963
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par Ephemeridiae publié dans : Deux Milliards d'Histoires communauté : La récréa - Bigornette
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Mercredi 9 avril 2008


Causerie mythique, causerie mythologique, mes amis, laissons-nous dévorer par les mythes... Plongeons ainsi, tous ensemble, au coeur de la Grèce Antique, à la découverte d'un mythe de fondation pour les hommes ; à la rencontre d'un Titan à la rapine facile ; au contact de celui par qui la connaissance a pu s'introduire dans les cervelles humaines ; puisqu'aujourd'hui, dans cette causerie mythique, nous allons nous entretenir de Prométhée...

Titan grec issu des premières générations de dieux, Prométhée, notre dieu du jour, est doué d'une très grande intelligence qu'il double d'une certaine propension à la fourberie sous toutes ses formes... Trahison, manipulation, sournoiserie et coups fourrés, selon Prométhée, tout est bon pour accomplir ses projets, le plus grand amusement du dieu étant de spolier au mieux ses différents collègues de travail. Cependant, Prométhée a de l'ambition et, par-là, une cible bien précise : Zeus, le dieu des dieux...

Plusieurs fois déjà, Prométhée a essayé de le berner, plusieurs fois, il s'est essayé à l'entourloupe avec le maître suprême... Tout avait commencé avec la création des hommes. Prométhée avait eu le loisir de créer la vie sur Terre, et de créer, plus particulièrement, une race bien spéciale d'êtres vivants, les hommes. Les hommes avaient ainsi peuplé la Terre, vivant dans une quiétude et un bonheur sans nom et apprenant des différents enseignements du Titan.

Zeus, de son côté, tolérait cette nouvelle race vivante, sachant qu'il trouverait dans sa descendance de quoi nourrir ses multiples adultères, mais le dieu souhaitait tout de même un hommage particulier. Il voulait que les hommes le vénère, qu'ils le craignent, lui baisent les pieds, lui fassent des colliers de fleurs et surtout, qu'ils lui fassent des sacrifices... Par contre, attention ! Zeus ne voulait pas de ces espèces de sacrifices de pacotille, de ces peccadilles bêtes et insignifiantes, style une fleur de pissenlit, du fromage de chèvre ou encore une montre Flick-Flack... Non, ce que Zeus souhaitait, c'était du boeuf ! De la bonne viande bien saignante et bien dégoulinante... Le dieu suprême en salivait d'avance !

Il restait tout de même à définir comment sacrifier la bête et comment la partager entre les dieux et les hommes. Prométhée, faisant partie d'un monde et protégeant manifestement l'autre, était tout désigné pour faire de l'animal deux tas équitables, afin qu'aucune partie ne soit lésée... Mais le Titan voulait tester Zeus, il voulait le titiller et montrer ses faiblesses ! Il avait ainsi mis d'un côté tous les bons morceaux de viande et les avait recouverts de la partie la plus repoussante de l'animal, tandis que les abats et les os étaient disposés sous une fine couche de graisse dégoulinante autant qu'appétissante...

Au moment du partage et du choix de l'attribution des deux parties, Zeus avait de suite compris la supercherie mais n'en avait pipé mot... Il avait comme projet de détruire la race humaine et de rabattre le caquet à ce satané Prométhée, le Titan commençant à sérieusement lui courir sur le haricot, avec ses trahisons récurrentes et ses coups fourrés à deux drachmes cinquante. Le dieu suprême avait ainsi délibérément choisi la partie la plus attractive mais la moins bonne, était entré dans une profonde colère et avait aussitôt libéré tous les vents afin que chaque feu, chaque foyer, chaque lumière s'éteigne et ne puisse plus se rallumer. Content de sa vengeance, Zeus était reparti, laissant les hommes grelotter et manger cru, et Prométhée se creuser le ciboulot.

Mais Prométhée, toujours inventif, vient de trouver une idée et se trouve à présent sur l'Olympe... Si, sur Terre, tous les feux ont été éliminés, l'un d'eux persiste sur la montagne sacrée, dans le séjour des dieux, c'est le feu d'Héphaïstos. Héphaïstos, dieu forgeron, est dans sa forge et s'affaire à produire les éclairs que Zeus lui a commandé, tel que le lui confère sa tâche. Il claudique d'un bord à l'autre de son atelier, et comme le personnel lui fait défaut ces temps-ci, les employés lui réclamant plus de RTT, il n'a guère le temps de surveiller son âtre.

Prométhée, toujours leste et agile, toujours prompt à braver l'interdit, discrètement se glisse dans l'atelier, allume une flamme au feu sacré qu'il glisse précautionneusement dans une tige de férule, et s'en va la porter aux hommes, tentant par tous les moyens de conserver sa flamme allumée.


D'un foyer à l'autre, Prométhée donne son feu, le feu d'Héphaïstos, celui que les vents libérés ne peuvent plus éradiquer... D'un village à l'autre, d'une région à l'autre, le feu se transmet si vite que Zeus lui-même ne peut l'empêcher... L'homme vivra. « Il vivra, soit ! Mais il connaîtra le malheur... » se dit Zeus, ruminant déjà sa vengeance envers les hommes. Mais avant de les attaquer, il a une tâche à accomplir, pour le bien de ses partenaires d'Olympe, il faut punir Prométhée.

Le châtiment ne se fait ainsi attendre : Prométhée est derechef enchaîné au mont Caucase, et un aigle est sommé de venir lui dévorer le foie chaque jour, éternellement... Bien évidement, d'un nouveau coup fourré, bien longtemps plus tard, Prométhée sut se débarrasser de son terrible châtiment et remporter l'Immortalité ; quant aux hommes, ils payent encore le prix du vol de ce feu sacré, c'est l'histoire du mythe de Pandore qu'un jour nous exposerons entre les lignes de ces causeries mythiques. Mais pour l'heure, mes amis, je vous propose de lever votre verre en l'homme de Prométhée, et pour que son histoire survive à jamais, à mi-ton... Mythons.

par Ephemeridiae publié dans : Causerie Mythique communauté : Les mots dans tous leurs états
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