ATTENTION : En fin d'article, c'est à vous de jouer !
Plus ça va, plus y en
a... A force d'avancées médicales, de meilleures hygiènes de vie et de quotidiens améliorés, l'espérance de vie augmente, la société vieillit et les personnes âgées hantent durablement le
territoire, heureusement qu'on a encore Parkinson et la Canicule... Existe-t-il un complot des personnes âgées contre les jeunes de notre société ? Les vieux vont-ils s'arroger
définitivement le pouvoir ou vont-ils enfin en laisser aux autres ? La vieille dame est-elle une arme de destruction massive ?
Dans une réflexion des plus poussées, ces quelques derniers jours, sur Ephemeridiae – le charmant blog à éphémérides – il vous était demandé de réunir toutes les raisons possibles et imaginables
de ne pas faire confiance à une vieille dame. Le cogitage est aujourd'hui clos et des 29 propositions, je vous propose de découvrir les 10 bonnes raisons qui m'ont fait le plus rire ou sourire,
qui m'ont le plus amusé, en toute subjectivité (légèrement retoquées pour une bonne mise en forme générale)...
Toutes mes félicitations aux 10 raisons sélectionnées ainsi qu'à l'ensemble des participants ! (Bidudule, Ki-Noz, Lyskald,
Nymphea, Un nain connu et Vanessa) Sachez que tout le monde peut jouer, rendez-vous en fin d'article
pour le nouveau thème...
Mais avant tout, voici 10 excellentes raisons de ne surtout pas faire confiance à une vieille
dame...
Raison n°1 par Bidudule : Une vieille dame, ça se trouve bien souvent
dans un bus bondé à 17h30, criant au tout venant qu'elle veut deux places assises, une pour elle et l'autre pour son sac à provisions... Elle fait tout pour vous tirer la larme de l'oeil, et
surtout pour vous piquer votre place, donc il ne faut pas faire confiance...
Raison n°2 par Ki-Noz : Une vieille dame, c'est sans cesse en train de se plaindre de ses varices, de sa
hanche de travers ou de son dernier cor au pied ; excuse valable qui l'empêche d'atteindre le paquet de pots de yaourts qui se trouve tout en haut du rayon... ("Vous seriez bien aimable
jeune homme, d'aider une petite vieille comme moi...")
Pourtant, ce sont ces mêmes vieilles dames qui, alors que vous faîtes la queue aux caisses depuis vingt minutes, arrivent à se faufiler subrepticement devant vous... Par contre, si
vous osez leur faire remarquer que vous êtes là, elles se retournent en vous regardant de leur air de petite-vieille-sans-défense (le même que prennent les bébés phoques quand Brigitte Bardot
veut les serrer contre elle) et s'excusent platement en finissant par une pirouette du style : "Mon docteur m'a dit qu'il fallait m'opérer de la cataracte mais j'ai bien trop peur des
hôpitaux" Vous y voyez une coïncidence, vous ? Pas moi !
Raison n°3 par Un nain connu : Une vieille dame, ça pue...
Raison n°4 par Vanessa : Qui sait ce qui ce cache derrière une vieille ? Dernièrement, on pouvait voir
à la télévision une vieille dame se repaissant de l'hypophyse de jeunes femmes afin de pouvoir rester jeune... Moralité : Une vieille dame,
ça vous bouffe jusqu'au trognon.
Raison n°5 par Lyskald : Une vieille, ça ne se sépare jamais de son sac
à main de vieux cuir. Mais si les jeunes voyous y espèrent quelques bas de laines bien remplis, ils n'y trouvent que parpaings sur leurs têtes ramollies.
Raison n°6 par Nymphea : Même sous le plus beau sourire,
il peut toujours se cacher un dentier.
Raison n°7 par Vanessa : Miss Marple est une vieille dame. Sous son air innocent et calme, qu'on
pourrait prendre pour de la passivité, rien ne lui échappe ! Qui sait ? Si ça se trouve, et sans qu'on le sache, une Miss Marple nous suit, nous traque, nous épie et note en détail tout
ce que nous faisons, tout ce qui se passe dans notre vie ?
Raison n°8 par Ki-Noz : Avant d'être de vieilles dames, elles ont été de jeunes femmes, c'est tout
dire...
Raison n°9 par Lyskald : Si la vieille dame eut pu être votre grand
mère, elle va fêter la Toussaint tous les jours au cimetière.
Raison n°10 par Un nain connu : Étant donné que ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers, la
vieille dame doit avoir pas mal de choses à se reprocher... Donc je ne fais pas confiance.
Quant aux 19 autres propositions, elles sont en accès ici.
Et maintenant,
c'est à nouveau à vous de jouer ! Pour le prochain « Club des 10 », je vous propose de rechercher les
différentes choses qu'il vaut mieux éviter de dire à un homme sur un pont... Comme la dernière fois, vous avez le droit à autant de propositions que vous souhaitez, avec
toujours cette consigne : soyez inventifs, incorrects, trashs, sans tabous et pleins d'imagination...
Je retiendrai, de mon côté, les 10 qui, d'une manière très subjective, m'auront le plus amusé et vous les proposerai ici, avec le nom et le lien vers le site des différents participants
!
Lâchez-vous, vous avez jusqu'au 10 février, midi, pour publication le 11 février... A vos claviers !
Voir les 10 bonnes raisons de ne pas se marier
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Causerie mythique,
causerie mythologique, mes amis, laissons-nous dévorer par les mythes... Plongeons ainsi, tout ensemble, au coeur de la Grèce Antique, à la rencontre d'un dieu sautillant autant que guilleret,
quoique ; à la découverte d'un musicien et mélomane hors pair ; au contact d'une divinité un poil spéciale, mais qui n'a de cesse de distraire ses contemporains ;
puisqu'aujourd'hui, dans cette causerie mythique, nous allons nous entretenir du dieu Pan.
Ce qu'il est, Pan,
il ne le sait pas vraiment... Beaucoup d'hypothèses se disputent sa naissance, les bergers l'adorent, mais lui, il n'y a qu'une seule et unique chose qui l'intéresse : la musique. Ca lui est
venu comme ça, un jour qu'il tentait de séduire la jeune Syrinx, alors que la demoiselle ne semblait pas des plus intéressées par l'affaire. Le dieu la coursait, la pourchassait, la traquait,
afin de la faire sienne, et la jeune nymphe, comprenant qu'elle risquait fort de passer à la casserole, décida de se transformer en roseau, au grand dam de Pan. Le dieu était déçu, dépité,
désolé, il s'apprêtait à remonter chez lui et se soulager de la seule manière qu'il lui restait, quand il entendit, dans ces nouveaux roseaux, le vent et la musique que cela produisait... Ca lui
plaisait, ça lui chatouillait l'oreille, alors Pan avait taillé les roseaux, les avait assemblés et en avait confectionné un instrument du nom de sa dulcinée, Syrinx, même si aujourd'hui, on le
connaît plus sous le nom de « flûte de Pan ».
Sur le Mont Olympe, par contre, ça commençait à sérieusement râler... Pan passait tant de temps à souffler dans sa flûte
que plus aucun dieu ne pouvait se reposer en paix, piquer son petit roupillon de fin d'après-midi et vomir le vin qu'il avait joyeusement ingurgité... Sur le bureau de Zeus, les plaintes
s'amoncelaient et le dieu suprême décida qu'il était temps d'agir...
Pan parcourut le monde, à la recherche de son mentor, il gravit les montagnes, sonda les océans, survola les nuages, mais jamais rien ne se
produisait, jamais le dieu ne voyait la fin de son voyage. Pan commençait sérieusement à désespérer, à ne plus croire à son destin et s'apprêtait à jeter son instrument au loin, quand il le vit
enfin apparaître... Il était tout bossu, il avait des plumes sur la tête, une flûte dans la bouche, il s'appelait Kokopelli et s'occupait d'une peuplade indienne méconnue. Tout de suite, les deux
dieux se reconnurent, tout de suite, ils se plurent, attrapèrent leurs flûtes, et sous l'inspiration de Kokopelli, Pan joua si bien qu'il eut enfin l'impression de comprendre les rouages de
l'instrument à roseau qu'il avait créé.
Un jour tout de même, sur l'Olympe, on vit revenir Pan, mais quelque chose, chez lui, avait changé. Il n'était plus seul,
il était accompagné de non pas un, mais de plusieurs joueurs de flûte. Chacun d'eux portait des drôles de vêtements, des sortes de capes avec un trou au milieu pour passer la tête, chacun avait
un instrument à vent différent, ils étaient alignés, debout, sur un grand tapis, et ils se mirent à jouer, là, au milieu de la place du Marché, sur un fond musical déjà pré-enregistré.
Certaines dates, dans l’Histoire, sont là pour marquer les consciences ; et le 26 janvier 1905 en
fait bien justement partie… Ce jour précis, mes amis, un être solitaire a vulgairement été secoué et dérangé ; un objet cher à nombre d’yeux a été convoité ; une pierre sans égal a pu
irradier les esprits de toutes les dames de compagnie ; puisque le 26 janvier 1905, c’est le jour de la découverte de Cullinan, le plus gros diamant naturel du monde…
En plus
de ça, les voisins ne sont pas très dérangeant (un magma qui dort et deux ou trois pépites), si ce n’est, tout de même, cette tripotée de nains qui viennent régulièrement faire des travaux dans
l’appartement du dessus… Cullinan ne sait pas franchement ce qu’ils y trafiquent, tout ce qu’il a compris, c’est qu’ils sont 7, qu’ils y vont à la pelle et à la pioche, tout en sifflotant
joyeusement, que de temps en temps, ils embarquent quelques gravats, et qu’à la nuit tombée, ils traversent la forêt pour rejoindre, dans leur petite maison, une grognasse pâle comme la neige,
qui leur prépare des tartes au citron.
Sauf
qu’un matin, qu’il est tranquillement en train de roupiller dans son pieu, voilà t-y pas qu’il se fait réveiller par un grondement assourdissant… Il essaie de se retourner dans son lit, de se
coller un oreiller sur la tête, de se mettre des bouchons dans les oreilles, mais le son devient de plus en plus présent, de plus en plus fort… C’est comme si on tapait, comme si on lui dévissait
la tête, Cullinan ne comprend rien à se qui se passe… D’autant plus qu’en une fraction de seconde, c’est tout son appartement qui se met à vibrer, à trembler, à le secouer dans tous les sens,
Cullinan en est effrayé, mais qu’est-ce qu’ils sont encore en train de glander, les nains du dessus ! On n’a pas idée d’aller déranger les gens, comme ça, à des heures aussi
indues !!!
Cullinan est satisfait, il va pouvoir enfin aller se recoucher… Le diamant est prêt à reposer son balai,
quand il regarde à ses pieds… Tiens, c’est bizarre, il ne se souvenait pas qu’il y avait tant de poussière, tout à l’heure, à cet endroit du salon… Il a du sacrément taper fort… Le diamant lève
les yeux vers son plafond, et effectivement, il y a des petites fissures… Il faudra appeler le syndic pour réparer ça… Ca s’effrite, au-dessus de sa tête, ça lui tombe sur le nez, et les
fissures, sous les yeux de Cullinan, s’agrandissent et s’agrandissent encore, creusant des trous entre les lustres, petits d’abord, puis de plus en plus gros ! Les coups, martelés,
reprennent alors, au-dessus, avec des voix qui s’exclament « Ca y est, on y est ! »
Et il a raison Cullinan, de penser ainsi, car très vite, les nains l’emmènent pour le montrer à la
grognasse blanchâtre et cuisinière pour deux sous qui vit avec eux ; la pauvre, d’ailleurs, en le voyant, s’effondre, morte de stupeur, ce qui plonge aussitôt les nains dans une tristesse
sans retour. Ils ne veulent plus en aucun cas conserver ce diamant de malheur, et se débarrassent du caillou, en le refilant au roi d’Angleterre Édouard le septième.
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