ATTENTION : Chronique humoristique
à ne pas mettre entre les mains des plus jeunes...
Benjamin… Saint Benjamin… Aujourd’hui, mes amis, pour
aborder avec audace et précision notre saint du jour, je vous propose d’élever, comme il se doit, le niveau intellectuel de ce très sympathique blog à éphémérides, en y apportant une petite
touche d’étymologie… Parce que, et vous pouvez le constater aisément autant que régulièrement, je bosse, moi, pour vous offrir ici un contenu qui soit à la fois instructif et sautillant...
L’autre soir, j’ai ainsi été jusqu’à ouvrir mon dictionnaire à la page des Benjamin célèbres, histoire de dégoter une idée, et j’y ai découvert que Benjamin, en hébreu, ça voulait dire
« fils de la main droite », sous-entendu, de Dieu.
« Fils de la main droite de Dieu » … Alors ça y est, je vois déjà vos esprits fébriles et chafouins s’animer à l’annonce de cette simple définition… « Fils de la main droite de Dieu ? Et ben le vieux barbu, il devait sacrément s’animer lors de ses longues soirées d’hivers ! » Si, si !
Ne le niez pas ! Je vous vois déjà imaginer l’Etre Suprême en train de se faire du bien tout seul, dans les allées du Paradis, en train de satisfaire saint Popol avec toute l’énergie qui le
caractérise, en train de répandre l’Esprit-Saint partout autour de lui… Bande de dépravés… ! Quoiqu'aujourd'hui, votre esprit ne soit pas si mal placé que ça, au final, puisqu’il va être
bien justement question, dans cette sainte chronique, d’onanisme divin.
Nous sommes en effet au Paradis, et Dieu est tranquillou
dans son bureau. Enfin… Tranquillou… Non, justement, pas si tranquillou que ça, puisque Dieu, ça commence à faire un petit bout de temps qu’il s’emmerde. Il tourne en rond, dans son bureau, il
cherche désespérément une occupation… Il s’est déjà tapé tous les sudokus de la Gazette Paradisiaque, il a épluché quelques dizaines de tonnes de pommes de terre, il a trouvé 12 fois la
solution du Rubik's Cube (d’un autre côté, comme il est omniscient, ce n’était pas bien dur pour lui), il a même été jusqu’à laver les vitres de la guérite de saint Pierre, à l’entrée du Paradis,
et pourtant, Dieu sait qu’elles étaient crades, mais rien n’y fait, il s’emmerde.
Alors Dieu se pose une question… A quoi donc les hommes peuvent-ils bien occuper leur temps, quand ils s’emmerdent ? Vaste interrogation à laquelle l’être divin décide de répondre...
Derechef, il se penche sur le rebord du ciel, écarte deux ou trois nuages, et enfin, il peut reluquer à loisir le monde qu’il a créé. Il cherche un peu par-ci, un peu par-là, pour trouver un
homme en train de s’ennuyer… Tiens, là-bas, il y en a un tout seul chez lui… Il tourne un peu en rond… Farfouille dans un coin sombre de son appartement… Sort un drôle de DVD et…
Oh… Mais… Mais… Nom de moi, de nom de moi !!! Je n’ai pas créé ça pour ça !!!
Dieu est abasourdi… Quel drôle d’usage de… enfin de… C’est
incroyable ! Et en plus il a l’air d’aimer ça !!! Sans plus attendre, Dieu dirige son regard vers une autre maison, mais là encore, c’est le même scénario, sans la galette vidéo, mais
avec des magazines un peu bizarres, qui, en plus, ont les pages toutes collées ! Encore une maison, et puis une autre, et encore une autre…
C’est incroyable ! On dirait presque un sport national !!!
Et c’est complètement bouleversé que Dieu s'en retourne dans son bureau… Lui qui avait conçu l’homme à son image, voici que ce couillon trouve le moyen de faire des trucs auxquels lui-même
n’avait jamais pensé… Et… Ca leur fait vraiment du bien ? Dieu se creuse la tête, alors que Marie lui apporte déjà un whisky…
Après tout, se dit Dieu, la meilleure chose à faire, ce serait d’essayer…
Dieu porte alors doucement la main à son bas-ventre, il se met à secouer, mais curieusement, rien ne se passe… Comment est-ce qu’ils faisaient, les hommes, déjà ? Ah ! Oui, c’est vrai,
ils avaient des trucs, pour les aider… Mais… Ces trucs-là, ça n’existe pas, ici, au Paradis…
Qu’est-ce qui pourrait bien m’exciter, alors ? se dit Dieu en avalant une gorgée de Whisky… Et d’un seul coup, éclair de génie, doigt sur
l’interphone, et ces quelques mots :
Marie, viens donc par ici, tu vas me faire un petit... Strip-tease…
Voyons Dieu… Je... Je te rappelle que je suis Vierge !
Et alors, justement ! Viens donc ici me faire ton petit numéro de Vierge effarouchée…
Mais…
Pas de « mais », je t’ai déjà fait un chiard, tu peux bien me rendre ce service, non ?
Ok… Ok… J’arrive…
Et sitôt dit, sitôt fait, Marie entre en scène... Sur une
musique doucereuse, la Vierge fait son entrée. Elle se déhanche, danse, agite son boa, et se dévêt, tandis qu’une chaleur inconnue commence à titiller le chef du Paradis. La Vierge continue son
numéro, prend des postures aguicheuses, et met même en pratique les divers conseils que lui a donné sainte
Gwladys, en gros, elle fait sa salope… Du coup, la Vierge soupire... La Vierge gémit... la Vierge va même jusqu’à pousser de grands cris de plaisir simulé, et Dieu, lui, est de plus en plus
chaud...
Il s’astique, se pignole, se taquine le goujon, tandis qu'il encourage un peu plus la Vierge Marie :
Oh ! Oui, comme tu es bonne ! Continue comme ça, approche-toi !
Car Dieu en
veut plus ! Et quand la Vierge est près de lui, de sa main disponible (la gauche, donc), il farfouille dans un tiroir de son bureau, en sort une énorme tapette à mouche et il frappe, frappe
sur la partie la plus charnue de la Vierge qui en ressent une joie soudaine et qui en redemande...
Dieu est au summum de son excitation ! D’une main, il frappe la Vierge, de l’autre il s’active un peu plus ! Frappe, frappe, frappe encore et... Plus rien. Dieu, d’un seul coup, en
arrive au bout de lui-même, et la Vierge, rassasiée, s’éclipse, laissant l’être divin seul. Dieu, remis de ses nouvelles émotions regarde alors le sol, et là, là au milieu d’un étrange liquide
saumâtre, il y a un enfant, un enfant du nom de Benjamin... Benjamin, le fils de la main droite de Dieu.
Voir la vie de Sainte Gwladys
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