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  • : Les éphémérides de Nicolas Gautier
  • : 06/09/2007
  • : L'objet de ce blog est de constituer un recueil de récits décalés suivant les éphémérides quotidiennes ou les envies du moment, à l'image de l'almanach du postier. Qu'il s'agisse de la vie rêvée du saint du jour, d'un retour rapide sur un évènement particulier ou de toute autre diatribe passagère, l'envie est de s'accomoder de la réalité et de la raconter en comblant vides, manques et autres doutes, le tout en histoires!
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Bienvenue sur Ephemeridiae

Ephemeridiae, c'est l'espace sur lequel, pour chaque journée du calendrier, vous pouvez découvrir une histoire, une éphéméride du jour, suivant les concepts présentés dans le menu de gauche...

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Le Mythe du moment : Bloody Mary, mythologie urbaine.  
Le Billet du momentRimaillage n°1, Scène de Taverne...  
Les 10 du moment10 bonnes raisons de mordre un pitbull à pleines dents... 

Sans oublier le feuilleton d'Ephemeridiae, "Georges", à présent complet ! Bonnes lectures, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires
... [Tout sur l'auteur, ici]

Lundi 31 mars 2008


ATTENTION : Chronique humoristique à ne pas mettre entre les mains des plus jeunes...

Benjamin… Saint Benjamin… Aujourd’hui, mes amis, pour aborder avec audace et précision notre saint du jour, je vous propose d’élever, comme il se doit, le niveau intellectuel de ce très sympathique blog à éphémérides, en y apportant une petite touche d’étymologie… Parce que, et vous pouvez le constater aisément autant que régulièrement, je bosse, moi, pour vous offrir ici un contenu qui soit à la fois instructif et sautillant... L’autre soir, j’ai ainsi été jusqu’à ouvrir mon dictionnaire à la page des Benjamin célèbres, histoire de dégoter une idée, et j’y ai découvert que Benjamin, en hébreu, ça voulait dire « fils de la main droite », sous-entendu, de Dieu.

« Fils de la main droite de Dieu » … Alors ça y est, je vois déjà vos esprits fébriles et chafouins s’animer à l’annonce de cette simple définition… « Fils de la main droite de Dieu ? Et ben le vieux barbu, il devait sacrément s’animer lors de ses longues soirées d’hivers ! » Si, si ! Ne le niez pas ! Je vous vois déjà imaginer l’Etre Suprême en train de se faire du bien tout seul, dans les allées du Paradis, en train de satisfaire saint Popol avec toute l’énergie qui le caractérise, en train de répandre l’Esprit-Saint partout autour de lui… Bande de dépravés… ! Quoiqu'aujourd'hui, votre esprit ne soit pas si mal placé que ça, au final, puisqu’il va être bien justement question, dans cette sainte chronique, d’onanisme divin.

Nous sommes en effet au Paradis, et Dieu est tranquillou dans son bureau. Enfin… Tranquillou… Non, justement, pas si tranquillou que ça, puisque Dieu, ça commence à faire un petit bout de temps qu’il s’emmerde. Il tourne en rond, dans son bureau, il cherche désespérément une occupation… Il s’est déjà tapé tous les sudokus de la Gazette Paradisiaque, il a épluché quelques dizaines de tonnes de pommes de terre, il a trouvé 12 fois la solution du Rubik's Cube (d’un autre côté, comme il est omniscient, ce n’était pas bien dur pour lui), il a même été jusqu’à laver les vitres de la guérite de saint Pierre, à l’entrée du Paradis, et pourtant, Dieu sait qu’elles étaient crades, mais rien n’y fait, il s’emmerde.

Alors Dieu se pose une question… A quoi donc les hommes peuvent-ils bien occuper leur temps, quand ils s’emmerdent ? Vaste interrogation à laquelle l’être divin décide de répondre... Derechef, il se penche sur le rebord du ciel, écarte deux ou trois nuages, et enfin, il peut reluquer à loisir le monde qu’il a créé. Il cherche un peu par-ci, un peu par-là, pour trouver un homme en train de s’ennuyer… Tiens, là-bas, il y en a un tout seul chez lui… Il tourne un peu en rond… Farfouille dans un coin sombre de son appartement… Sort un drôle de DVD et…

     Oh… Mais… Mais… Nom de moi, de nom de moi !!! Je n’ai pas créé ça pour ça !!!

Dieu est abasourdi… Quel drôle d’usage de… enfin de… C’est incroyable ! Et en plus il a l’air d’aimer ça !!! Sans plus attendre, Dieu dirige son regard vers une autre maison, mais là encore, c’est le même scénario, sans la galette vidéo, mais avec des magazines un peu bizarres, qui, en plus, ont les pages toutes collées ! Encore une maison, et puis une autre, et encore une autre…

     C’est incroyable ! On dirait presque un sport national !!!

Et c’est complètement bouleversé que Dieu s'en retourne dans son bureau… Lui qui avait conçu l’homme à son image, voici que ce couillon trouve le moyen de faire des trucs auxquels lui-même n’avait jamais pensé… Et… Ca leur fait vraiment du bien ? Dieu se creuse la tête, alors que Marie lui apporte déjà un whisky…

     Après tout,
se dit Dieu, la meilleure chose à faire, ce serait d’essayer…

Dieu porte alors doucement la main à son bas-ventre, il se met à secouer, mais curieusement, rien ne se passe… Comment est-ce qu’ils faisaient, les hommes, déjà ? Ah ! Oui, c’est vrai, ils avaient des trucs, pour les aider… Mais… Ces trucs-là, ça n’existe pas, ici, au Paradis…

     Qu’est-ce qui pourrait bien m’exciter, alors ? se dit Dieu en avalant une gorgée de Whisky… Et d’un seul coup, éclair de génie, doigt sur l’interphone, et ces quelques mots :

     Marie, viens donc par ici, tu vas me faire un petit... Strip-tease…

     Voyons Dieu… Je... Je te rappelle que je suis Vierge !

     Et alors, justement ! Viens donc ici me faire ton petit numéro de Vierge effarouchée…

     Mais…

     Pas de « mais », je t’ai déjà fait un chiard, tu peux bien me rendre ce service, non ?

     Ok… Ok… J’arrive…

Et sitôt dit, sitôt fait, Marie entre en scène... Sur une musique doucereuse, la Vierge fait son entrée. Elle se déhanche, danse, agite son boa, et se dévêt, tandis qu’une chaleur inconnue commence à titiller le chef du Paradis. La Vierge continue son numéro, prend des postures aguicheuses, et met même en pratique les divers conseils que lui a donné sainte Gwladys, en gros, elle fait sa salope… Du coup, la Vierge soupire... La Vierge gémit... la Vierge va même jusqu’à pousser de grands cris de plaisir simulé, et Dieu, lui, est de plus en plus chaud...

Il s’astique, se pignole, se taquine le goujon, tandis qu'il encourage un peu plus la Vierge Marie :

     Oh ! Oui, comme tu es bonne ! Continue comme ça, approche-toi !

Car Dieu en veut plus ! Et quand la Vierge est près de lui, de sa main disponible (la gauche, donc), il farfouille dans un tiroir de son bureau, en sort une énorme tapette à mouche et il frappe, frappe sur la partie la plus charnue de la Vierge qui en ressent une joie soudaine et qui en redemande...

Dieu est au summum de son excitation ! D’une main, il frappe la Vierge, de l’autre il s’active un peu plus ! Frappe, frappe, frappe encore et... Plus rien. Dieu, d’un seul coup, en arrive au bout de lui-même, et la Vierge, rassasiée, s’éclipse, laissant l’être divin seul. Dieu, remis de ses nouvelles émotions regarde alors le sol, et là, là au milieu d’un étrange liquide saumâtre, il y a un enfant, un enfant du nom de Benjamin... Benjamin, le fils de la main droite de Dieu.



Voir la vie de Sainte Gwladys
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par Ephemeridiae publié dans : Saintes Chroniques communauté : Au fil des mots
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Samedi 29 mars 2008


ATTENTION : Chronique humoristique à ne pas mettre dans les mains des plus jeunes ou des plus obtus(es)...

Gwladys… Sainte Gwladys… Aujourd’hui, mes amis, une fois n’est pas coutume, nous allons nous attacher, dans cette sainte chronique, à une femme un poil irritante, à une sainte légèrement agaçante, à une héroïne quelque peu grinçante, à une femme… Bon, disons le franchement, pas de langue de bois… En ce jour béni, nous avons affaire à une mégère, à une emmerdeuse, à une sale pouffiasse qui n’avait pour but dans la vie que celui de saccager l’existence des gens, bref, notre sainte du jour, c'était une vraie salope !

Oui, je sais, lectorat aimé et adoré, le mot que je viens d’utiliser est un peu fort pour vos mirettes, en cette douce journée, mais sachez bien que cette sainte Gwladys, la sainte qui nous intéresse aujourd’hui, avant de rejoindre la batterie folle et joyeuse des anges du ciel, c’était une sacrée connasse, une pétasse de base qui détestait les gens, une grognasse qui n’était jamais satisfaite de ce qu’elle avait, une blondasse qui ne pensait à rien, une… En passant, vous avez remarqué combien je suis doué pour trouver des rimes en « -asse » ? J’en ai plein d’autres, si vous voulez… Tout un stock ! J'ai… Chiennasse… Caillasse… Mélasse (c’est pas mal, ça, mélasse)… et puis… Potasse… Cuirasse… Alsace… Geneviève Asse… La liste n’est évidemment pas exhaustive, mais je pense que vous aurez compris la teneur de mon propos… !

Quoiqu’il en soit, sainte Gwladys, c’était une vraie salope, mais reste à savoir pourquoi… Remontons donc tous ensemble dans la vie rocambolesque et abracadabrante de notre sainte du jour, pour aboutir au Vème siècle, pile poil au moment où Gwladys a enfin réussi à épouser Gondlard, un mec en bonne posture pour devenir saint…

Longtemps, Gwladys lui a couru après… Longtemps, elle lui a fait du rentre dedans… Mais tout ce qu’elle voulait, au final, c’était récupérer pour elle une partie de la sainteté patente que Gondlard traînait à ses basques… Notre sainte du jour lui avait alors fait du charme, elle l’avait accosté dans une ruelle sombre, un soir de décembre, et lui avait juste glissé ces quelques mots au creux de l’oreille : « Dis-donc, chéri… Ca te dirait de grimper direct au 7è ciel ? »

Ces mots simples et sans aucune prétention avaient su convaincre le coeur pur de notre futur saint, mais en découvrant le moyen de locomotion, d’un seul coup, Gondlard s’était fait plus hésitant… Ca ne lui semblait pas très catholique, comme méthode… Gwladys, pourtant, insistait ! Elle tentait de lui faire découvrir la chose, de lui démontrer que les voies du Seigneur n’étaient pas si impénétrables qu'il le pensait, mais le futur saint, resté dubitatif, avait quand même décidé de prendre la poudre d’escampette…

Gwladys, de son côté, ne voulait s’avouer vaincue ! Elle voulait, elle-aussi, gagner sa place au Paradis, même si pour cela, il fallait qu'elle travaille le saint au corps pendant nombre de nuitées, tâche à laquelle Gwladys s'employa… Ce fut dur… Ce fut long… Ce fut extrêmement exténuant pour chacune des deux parties, mais au final, Gwladys avait gagné, elle avait réussi à se faire épouser.


En arrivant dans son nid douillet, Gondlard n’y tenait plus. Il devait s’acquitter au plus vite du travail de tout jeune marié, quand d’un seul coup, Gwladys avait changé son fusil d’épaule : « Maintenant que tu m’as épousé, espèce de petite vermine, tu peux toujours essayer de me niquer, mais tu n'y arriveras pas !!! Je vais t’en faire baver !!! »

Et effectivement, ce fut le cas. Toute sa vie, Gwladys l’employa à rendre l’existence de son époux la plus difficile qui soit, limite, à en préférer l’Enfer. Tous les soirs, Gondlard essayait de retarder son retour à la maison, mais à chaque fois, Gwladys l’attendait, rouleau à pâtisserie à la main, tout en lui servant une pitance infâme.

Mais surtout, Gondlard ne pouvait plus rien faire sans que Gwladys soit derrière à vérifier. Elle faisait fuir ses amis, ses admirateurs, elle fouillait ses poches, lui piquait toute sa tune, elle lui râlait constamment dessus, le faisait passer pour un moins que rien… Elle lui sapait le moral, le poussait à boire, à s’enivrer, elle faisait tout pour qu’il se barre du foyer, qu’en douce, elle puisse baiser avec le postier, et avec tous les autres qui passaient par-là, je vous le dis, une vraie salope, sainte Gwladys !

Encore que je vois quelques voix féminines qui s’élèvent pour dire que non ? Comment ? Le récit que je viens de faire de la vie de sainte Gwladys est celui de la vie de toute femme ? Alors autant pour moi… Excusez-moi d’avoir traité notre sainte du jour de connasse, de pétasse, de pouffiasse, de grognasse ou encore de salope, pardonnez ma verve récurrente et mon agressivité patente, ne m’en veuillez pas d’avoir stigmatisé le récit de l’une de vos journées-types, et de mon côté, je vais vous laisser… Vous voulez peut-être prendre votre samedi pour aller prier sainte Gwladys ?

En tout cas... A toutes les Gwladys qui lisent ces quelques lignes, qu’elles se soient reconnues dans ma chronique du jour, ou qu’elles pensent d’un seul coup que je ne suis qu’un pleutre qui n’y connaît rien aux femmes, je n'ai plus qu'une chose à leur dire : « Bande de salopes !!! »


Voir la vie de saint Patrick
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par Ephemeridiae publié dans : Saintes Chroniques communauté : Les mots dans tous leurs états
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Jeudi 27 mars 2008


Amis lecteurs, voici une petite nouveauté exceptionnelle sur Ephemeridiae. Il y a quelques jours, Lyskald m'a "taggué", me demandant de réaliser mon portrait Google, voici la règle :

Vous devez répondre aux 6 questions suivantes en utilisant la recherche d'images Google pour définir votre réponse.

Contrainte: vous n'avez le droit d'utiliser que la 1ere ligne d'images proposée par Google.

Voici donc mon portrait Google, pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l'auteur des éphémérides de ce blog...

1- Que seriez-vous si vous étiez un animal ?










2- Quelle est votre couleur préférée ?

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3- Quelle est votre nourriture préférée ?

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4- Quelle est votre boisson du matin ?

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5- Quel est votre objet préféré ?

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6- Quel endroit aimeriez-vous visiter ?

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Ainsi vous en savez plus sur mon compte (ou pas)... En tout cas, vous aurez vu de bien jolies images ! A bientôt pour une nouvelle éphéméride, et n'oubliez pas que je vous ai laissé quelques jours supplémentaires afin de trouver 10 choses dont Robinson Crusoé n'a certainement jamais éprouvé le besoin sur son île...

 

par Ephemeridiae
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