| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
Ephemeridiae, c'est l'espace sur lequel, pour chaque journée du calendrier, vous pouvez découvrir
une histoire, une éphéméride du jour à la sauce humoristique, suivant les concepts présentés dans le menu de gauche...
Le Saint Patron du moment : Saint Vivien, fêté le 10
Mars.
La Date du moment : Le 28 novembre 1789, La présentation de la Guillotine à
l'Assemblée Constituante.
Le Mythe du moment : Patrocle, mythologie grecque.
Le Billet du moment : Rimaillage n°9, un Revenant.
Les 10 du moment : 10 phrases qu'aurait pu prononcer Louis XVI au moment de
sa mort...
Souvenez-vous (c'était sur Ephemeridiae) :
Saint Benjamin, fêté le 31 Mars.
Sainte Gwladys, fêtée le 29 Mars.
Et n'oubliez pas d'aller voir le feuilleton d'Ephemeridiae, "Georges", à présent complet ! Bonnes lectures, et n'hésitez pas à laisser vos
commentaires... [Tout sur l'auteur, ici]
Causerie mythique,
causerie mythologique, mes amis, laissons-nous dévorer par les mythes... Plongeons ainsi, tous ensemble, au coeur des légendes arthuriennes, à la recherche d'un objet fort en symboles, troublant
et mystique à la fois ; en quête de l'inaccessible, du but ultime et de la gloire éternelle ; à la découverte d'un ustensile qu'on ne peut jamais trouver tant qu'on passe son temps à le
chercher ; puisqu'aujourd'hui, dans cette causerie mythique, nous allons nous entretenir du Graal...
Objet mythique autant que symbolique, mystique autant que féerique, le Graal a su faire rêver nombre de générations de chevaliers en cuirasses courtes, des récits apocryphes de saint Nicodème aux
élucubrations de Dan Brown, de Ponce Pilate à Robert de Boron, de Chrétien de Troyes à Steven Spielberg, en passant par les joyeux délires d'Alexandre Astier, entre autres... Inaccessibilité
matérialisée, quête irréalisable, eldorado insaisissable, le Graal séduit tout un chacun, alors qu'au final, on ne sait trop ce que c'est... Coupe ? Pierre ? Godet ? Sang du
Christ ? Boisson d'Immortalité ? Marie-Madeleine, voire le fruit de ses entrailles ? Tous les délires sont possibles autant qu'imaginables, mais aujourd'hui, amis lecteurs, vous
saurez, le Graal est là, juste à votre portée...
Et pour bien
comprendre ce qu'est le Graal, remontons tous ensemble jusqu'un certain Jésus, de Nazareth, juif de son état, agitateur public et personnage notoirement dérangeant de son temps. Plus précisément,
remontons à ce jeudi de printemps où le Jésus sus-nommé en vint à faire tourner un godet de piquette à ses potes, dans une liesse déjà bien avancée, le Jésus en question racontant à qui voulait
bien l'entendre que ce vin était son sang, rien que ça... Le lendemain, gueule de bois, plainte de quelques voisins appuyées par les propos douteux d'un des convives de la soirée, Jésus fut
traduit devant Pilate et ses juges, lâché par ses compagnons de cruchon, condamné et crucifié en moins de 24 heures – joie de la comparution immédiate.
Parmi les adorateurs de Jésus, un homme fit tout de même entendre sa voix : Joseph d'Arimathie. Notable local pourvu de quelques entrées, ami de Pilate et dans ses petits papiers, Joseph
parvint à récupérer le corps du Christ, avec en prime un curieux godet qu'un soldat
avait fauché lors de la perquisition, et
que Pilate ne voulait voir entrer dans les pièces à conviction. A la base, Joseph ne fit pas trop le lien avec le calice de piquette de la soirée de l'autre jeudi et utilisa le godet afin de
récupérer ce qu'il restait de sang de Jésus crucifié décrucifié, tout en offrant son tombeau afin d'y faire reposer le corps. Pour le godet, Joseph le fit conserver comme une relique, on ne
savait jamais, histoire que ça fasse un miracle ou un truc dans le genre, il valait mieux être prêt à toute éventualité.
Hélas, pour Joseph, dès le dimanche, l'aventure tourna au vinaigre : le corps de celui qu'on avait crucifié s'était volatilisé alors que le tombeau qu'il avait offert était hermétiquement
fermé... Y avait-il eu machination ? Passage secret ? Vol de corps ? Joseph d'Arimathie faisait-il partie des conspirateurs ? Tout un chacun voulait l'interroger et derechef,
Joseph fut emprisonné, ne sachant plus rien de ses affaires, ni même de son précieux godet.
Dans son cachot, Joseph tournait en rond, comme un lion en cage, ne cessant de se poser des questions sur son avenir aussi proche que lointain, jusqu'un certain soir où le Jésus agitateur à qui
il avait offert son tombeau lui apparut, le rassura et lui confia une nouvelle fois sa coupe, qu'on appela depuis lors le Graal, lui demandant de le protéger et de le chérir. Joseph d'Arimathie
était heureux, ravi, rempli de joie ! Enfin, il avait retrouvé sa relique et pouvait ne s'occuper qu'à la regarder ! Le temps, la faim, la soif ne comptaient plus, le Graal était là
pour le rassasier...
Quand,
quelques dizaines d'années plus tard, on rouvrit les portes du cachot, Joseph ne pensait y avoir passé que quelques nuits et ne semblait en rien avoir vieilli... Sa coupe à la main, il s'en fut
retrouver son fils Josephé, son beau-frère Bron et le fils de celui-ci, Alain. Ensemble, ils fondèrent une petite communauté et se donnèrent pour mission de protéger ce saint Graal autour d'une
table ronde – la seule qu'ils avaient trouvée – tout en prenant soin de laisser une place vide, on savait jamais qui voudrait bien se joindre à eux...
Par contre, il fallait à la communauté partir, quitter cette terre, prendre la mer et s'en aller, voguer loin, dans d'autres contrées, rechercher des vaux accueillants et aux climats
sympathiques, trouver Avalon, lieu mystique non loin d'une certaine Glastonbury, et y établir la communauté des gardiens du Graal ! La route ne fut pas aisée mais les miracles permirent de
survivre, à l'image de cette pêche miraculeuse réalisée par Alain, appelé par la suite le riche pêcheur ou encore le Roi-Pêcheur, sobriquet qui lui colla au corps comme à sa descendance.
Arrivé en terre
anglaise, Joseph d'Arimathie installa sa communauté, débarqua sa table et fonda sa cité, transmettant sa sainte relique à son fils qui, lui-même, la transmit au riche pêcheur Alain. Depuis lors,
dans le château du Roi-Pêcheur, les gardiens du Graal se succèdent les uns aux autres, s'initiant au mystère du saint Calice et le conservant du mieux qu'ils peuvent. Nombreux sont ceux qui ont
entrepris la quête du Graal et nombreux sont ceux qui en ont péri... Tant d'appelés pour presqu'aucun élu, mais de cela nous n'en parlerons point ici, ce sera l'objet de notre prochaine causerie
mythique... Quoiqu'il en soit, et en attendant cette heure, amis lecteurs, je vous propose de lever votre verre en l'honneur de Joseph d'Arimathie ainsi que de l'ensemble des gardiens du saint
Graal, et pour que leur histoire survive à jamais, à mi-ton... Mythons.
La
suite, ici...
Voir l'histoire de Chang Kuo Lao
Aller à l'Index des Causeries Mythiques
Commentaires Récents