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Ephemeridiae, c'est l'espace sur lequel, pour chaque journée du calendrier, vous pouvez découvrir
une histoire, une éphéméride du jour à la sauce humoristique, suivant les concepts présentés dans le menu de gauche...
Le Saint Patron du moment : Saint Vivien, fêté le 10
Mars.
La Date du moment : Le 28 novembre 1789, La présentation de la Guillotine à
l'Assemblée Constituante.
Le Mythe du moment : Patrocle, mythologie grecque.
Le Billet du moment : Rimaillage n°9, un Revenant.
Les 10 du moment : 10 phrases qu'aurait pu prononcer Louis XVI au moment de
sa mort...
Souvenez-vous (c'était sur Ephemeridiae) :
Saint Benjamin, fêté le 31 Mars.
Sainte Gwladys, fêtée le 29 Mars.
Et n'oubliez pas d'aller voir le feuilleton d'Ephemeridiae, "Georges", à présent complet ! Bonnes lectures, et n'hésitez pas à laisser vos
commentaires... [Tout sur l'auteur, ici]
Alida… Sainte Alida… Amis lecteurs, vous l'avez remarqué dans le titre de la chronique, aujourd’hui, le saint du jour, c’est… Alida… Non, non, je ne me moque pas de vous… Allez donc vérifier dans
votre calendrier le plus proche… Non, pas celui-ci, il a les pages toutes collées… Allez plutôt voir celui avec les petits minous dessus… Là… Ca y est, vous avez repéré ? Vous voyez que je
ne vous raconte pas des cracks ! Aujourd’hui, samedi 26 avril, c’est bien Alida qui doit être fêtée…
Bon, personnellement, des Alida, je n'en connais pas bézef… Je connais bien une Azéline, une dizaine de Julien, deux ou trois Prisca et même une Conversion de saint Paul, mais Alida, il faut
avouer que c’est quand même pas commun, comme prénom… Alors… ? Qu’est-ce que ça peut bien faire dans le calendrier ? Pourquoi ce prénom s’est-il immiscé à la date précise
d’aujourd’hui ? Pourquoi donc, en ce jour, fêtons-nous les Alida ? Vaste question insoluble, mes amis, vaste et sempiternelle question même, dont la réponse tournoie sans cesse dans une
mélasse verbeuse et sympathique, dont on ne comprend plus grand chose… En gros, c’est pas très très clair… Je dirais même plus, il y a magouille là-dessous, c’est un peu louche, comme
histoire…
Et justement, j’ai fait quelques recherches – puisque vous savez tous que je travaille de manière très ardue, pour cette sainte chronique sur ce très sympathique blog à éphémérides – et au cours
de mes pérégrinations archivistiques, j’ai enfin pu trouver la solution… C’est normal que le patronyme de notre sainte du jour soit un peu louche… Alida, c’était justement une louche !
Et oui, que voulez-vous, on ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas non plus les tiroirs de cuisine, de la salle à manger où on va se faire ranger… Être mis
quelque part… Être mis quelque part, c’est partir quand on veut, revenir quand on part… Mais là, je m’égare… Revenons plutôt au XIème siècle, dans la cuisine de la Mère Rondel, où sur le mur est
accrochée notre louche Alida, entre un fouet et une écumoire, alors que tout le monde dans la pièce chante en choeur ce titre mondialement connu : « Nathalie, mon amour des
JMJ… »
Ca ne fait pas si longtemps qu’Alida est arrivée dans cette cuisine, mais l’ambiance lui plaît bien ! Elle aime voir la batterie de cuisine se mettre à chanter, dès que la Mère Rondel a le
dos tourné ! Tous ensemble, les poêles, les marmites, les couteaux, les petites cuillers, tous chantent à ne plus pouvoir s’arrêter, car c’est bon pour le moral de travailler de concert, ça
fait rire les oiseaux, ça fait chanter les abeilles, ça rajoute même des couleurs aux couleurs de l’arc-en-ciel...
Alida, elle les regarde tous chanter, mais elle n’ose essayer, trop timide, pas assez intégrée, trop… Alors que pourtant, il y a Jean-Jacques… Jean-Jacques, c’est le gros couteau à steak, qui lui
répète sans cesse le même refrain, qu’il faut qu’elle essaie, qu’elle se lance, qu’elle soit tout pour la musique, mais Alida hésite encore…
En plus, il faut dire que Jean-Jacques, il est quand même un petit peu intéressé… Il y en a même, dans la cuisine, qui racontent qu’il a le béguin pour la louche… Alors… A chaque fois qu’il se
rapproche d’Alida, il y a toujours un couillon pour se mettre à chanter qu’arrive là J.-J.… J.-J., l’amoroso… Alida, elle laisse dire, parce qu’elle l’apprécie bien, ce grand couteau à steak, et
peut-être qu’avec lui, elle pourrait vivre une idylle, une passion, ou tout du moins, elle espère qu’il y ait un beau roman d’amitié qui commence entre eux deux… Ah… La fragile adolescence où
tout n’est qu’un jeu… Notre louche s’émeut… Il vient d’avoir 18 ans, il est beau comme un enfant, fort comme un homme… C’est beau comme du Françoiz Breut…
Et il veut qu’elle chante, son couteau à steak, alors elle va le faire, Alida ! De toute façon, elle ferait tout, tout pour son chéri… son chéri… La louche s’avance timidement, se racle la
gorge, demande le silence, mais les ustensiles de cuisine ne lui prêtent guère d’attention, occupés qu’ils sont à danser la macaréna, tous en cercle… Alida lève le doigt, espère qu’on la repère,
mais du côté des ustensiles, c’est la chenille qui redémarre, alors il y a autre chose à faire…
Mais ??? Mais alors ??? Personne ne m’écoute ??? La louche est dépitée, écoeurée, mais il n’y a donc vraiment personne pour l’écouter ! La rage s’empare d’Alida :
« Sans blague, mais laissez-moi chanter, laissez-moi !!! Laissez-moi chanter, danser, en liberté, tout l’été, laissez-moi chanter, merde !!! » Les ustensiles arrêtent
la chenille pour observer la louche. Elle est en robe de soirée, au centre de la table, elle a un micro à la main, une boule à facette descend au-dessus de sa tête, et la louche chante, elle
chante à la louche, elle louche et elle chante ! Elle veut montrer son organe à tous ses collègues de cuisine ! Oui, elle-aussi, elle est bonne à chanter ! Oui, elle-aussi, elle
peut le prouver, et pendant toute la soirée, la louche chante, chante, danse et met ses baskets, alors que l’ensemble de la batterie de cuisine ne peut rien faire d’autre que l’applaudir à toutes
volées...
Ainsi, mes amis, en une soirée et en un tour de chant, c’est comme ça qu’une louche du nom d’Alida a pu se faire accepter et servir, elle-aussi, sa soupe indigeste au public fidèle et nombreux de
la cuisine de la Mère Rondel…
Alors, oui, je suis d’accord, cette histoire n’explique pas pourquoi aujourd’hui, 26 avril, on fête dignement les Alida, mais après tout, quand on a entendu une belle histoire de louche, comme
ça, est-ce qu’on a vraiment envie de le savoir ? Allez, amis lecteurs, réfléchissez-y et n’hésitez pas à revenir méditer encore et encore… sur ces quelques… paroles… paroles… paroles...
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