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  • : Les éphémérides de Nicolas Gautier
  • : 06/09/2007
  • : L'objet de ce blog est de constituer un recueil de récits décalés suivant les éphémérides quotidiennes ou les envies du moment, à l'image de l'almanach du postier. Qu'il s'agisse de la vie rêvée du saint du jour, d'un retour rapide sur un évènement particulier ou de toute autre diatribe passagère, l'envie est de s'accomoder de la réalité et de la raconter en comblant vides, manques et autres doutes, le tout en histoires!
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Ephemeridiae, c'est l'espace sur lequel, pour chaque journée du calendrier, vous pouvez découvrir une histoire, une éphéméride du jour, suivant les concepts présentés dans le menu de gauche...

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Le Mythe du moment : Bloody Mary, mythologie urbaine.  
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Les 10 du moment10 bonnes raisons de mordre un pitbull à pleines dents... 

Sans oublier le feuilleton d'Ephemeridiae, "Georges", à présent complet ! Bonnes lectures, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires
... [Tout sur l'auteur, ici]

Samedi 14 juin 2008


Élisée… Saint Élisée… Mes amis, aujourd’hui, dans cette sainte chronique, on va remonter un petit peu plus dans le temps qu’à l’accoutumée… Quittons fébrilement ces saints des XIXe-XXe siècles qui voyaient apparaître à tout va la Vierge Marie en bikini bleu ciel avec des étoiles dorées sur le dessus ; survolons joyeusement ces saints des XVIe et XVIIe siècles mystiques patentés ; dépassons guillerettement ces saints moyenâgeux dont le passe-temps favori était de s’enterrer dans un désert ; ne nous arrêtons même pas, l’espace d’un instant, sur ces saints de la fin de l’Antiquité, qui adoraient se faire trucider et qui n’étaient heureux que les tripes à l'air… Même Jésus… Allez hop ! Passons-lui par-dessus et remontons encore le temps pour arriver promptement à l’ère des prophètes…

L’ère des prophètes… Ce temps joyeux et fort cocasse durant lequel les juifs se faisaient réduire en esclavage par les Egyptiens… Ce temps merveilleux et idyllique où pour vivre libre, il fallait déambuler 40 années dans le désert… L’ère des prophètes… C’était le temps d'Élisée, candidat à la succession du prophète Élie.

Sauf que, comme chacun peut s’en douter, n’est pas prophète qui veut ! Ce n’est pas parce qu’on passe son temps collé aux basques d’un prophète à lui cirer les sandales de Jésus, qu’on peut soi-même devenir un prophète ! Non, Monsieur ! Non, Madame ! Pour être prophète, il faut avoir la foi, l’étincelle, la vocation, chose qui ne vient pas de n’importe où ! Ainsi le disait ce grand philosophe du XXIe siècle, Ophélie Winter, « C’est Dieu qui m’a donné la foi ! »

Et ça, Élisée le savait ! Ca faisait des années qu’il suivait désespérément Élie, dans l’espoir de… Et pourtant, rien ! Dieu ne lui avait jamais rien donné ! Ni la foi, ni le rein, pas même une boîte de pâté Hénaff, rien. Du coup, Élisée commençait à enrager, Élie se faisant plutôt âgé, et personne n’ayant encore été « « appelé » » pour le remplacer.

Élisée s’impatientait... Rien ne l’énervait plus que de ne pas savoir ce qui allait lui arriver… Il stressait, angoissait, retournait sans cesse sa bile et son problème dans sa tête, puis tentait de se soulager, d'évacuer toute cette rancoeur. Notre saint du jour avait d'ailleurs une méthode plutôt efficace : A l'image d'Adam chaque matin face à Eve, il partait labourer.

Travailler la terre, ça lui faisait un bien fou ! Il ne se sentait apaisé que quand il était dans ses champs, Élisée. Il retournait son terrain et ne pensait plus à rien, il se sentait l’âme d’un Charles Ingalls, perdu dans sa prairie, c’était tout bonnement formidable ! Bêcher… Creuser… Labourer… Planter… Plus belle que ça, la vie n’était pas possible…

Un jour pourtant, qu’il était bien justement en train de s’acharner sur son lopin de terre avec son vieil arbre tordu au milieu, Élisée reçut enfin l’appel… Il entendit enfin la voix de Dieu, celle qu’il avait attendue toute sa vie… Il l’imaginait douce, suave, il la voyait flotter dans l’air, dans le vent, et au final, elle s’était révélée à lui et lui avait annoncé :

« Vous allez être mis en relation avec Dieu, merci de bien vouloir patienter quelques instants… Vous allez être mis en relation avec Dieu… Merci de bien vouloir patienter quelques instants… Vous allez être mis en relation avec Dieu… Merci de bien…

Ouais, allô ! C’est Dieu ! Dis-moi, Elisée, tu n’aurais rien de spécial à faire, dans les quelques prochaines années ? Non, parce que j’ai cru comprendre que ça te brancherait bien, de faire le prophète… Si tu veux, je te refile quelques pouvoirs, et on y va, je n’attends que ton feu vert !
 »

Élisée était tout excité ! Enfin il allait pouvoir être reconnu, dans la rue ! Enfin il pourrait avoir des drôles de visions que personnes ne serait capable d’interpréter ! Enfin, lui-aussi, il pourrait raconter à toute la populace que le sauveur naîtrait d’une femme encore vierge au milieu d'un troupeau de moutons qui puent ! C’était jubilatoire !

Dans son champ, Elisée n’en pouvait plus de remercier Dieu ! Il se répandait en louange, s’agenouillait pour le vénérer puis se relevait encore afin de remercier le Tout Puissant… Élisée sautait de joie, faisait des bonds, exultait… Sauf qu’à force de sauter de joie, ce couillon d'Élisée ne vit pas le trou qu’il venait tout juste de creuser et… ce qui devait arriver arriva, dans le trou, Élisée s’affala, se cassant une jambe et se luxant un tibia. 9 mois d’hosto, alors qu’Élisée, de tout cela, n’avait rien calculé… « C’est encore un boulot de merde ! » S’était alors écrié notre saint du jour, se jurant, mais un peu tard, qu’il aurait mieux fait de rester à labourer !

Alors… A chaque Élisée qui lit ces quelques lignes, qu’il attende désespérément d’entendre les paroles divines, qu’il se croit investi d’une certaine aura prophétique, ou qu’il considère que les voies du Seigneur sont faites pour rester impénétrables, je n’ai qu’une chose à lui dire : Aujourd’hui, Élisée… Ca va être ta fête !


Voir la vie de saint Ferdinand
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par Ephemeridiae publié dans : Saintes Chroniques communauté : Les mots dans tous leurs états
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Vendredi 30 mai 2008


Ferdinand… Saint Ferdinand… Saint Ferdinand III, le saint… Aujourd’hui, mes amis, dans cette sainte chronique, menu royal ! Je dirais même plus… Menu royal de luxe, puisque saint Ferdinand, notre saint du jour, non content d’être saint, était en plus roi ! Si, si ! Pas impératrice, roi, pas qu’à saint Louis, cette prérogative ! D'autant qu'il y a eu d’autres people à être rois et saints à la fois (Gontran, Clotilde, Mathilde, Isabelle, on en reparlera ici prochainement), et c’est le cas de notre saint du jour, Ferdinand, roi de Castille et de Léon, ou tout du moins, de ce qui reste de chrétien en Espagne au XIIIème siècle…

Parce que longtemps, rappelons-le, l’Espagne a été sous domination musulmane et, au XIIIème siècle, tout le sud du pays est encore aux mains de ces horribles Maures ! Ah… Les Maures… Peuple barbare et sanguinaire… Peuple belligérant et vindicatif… Peuple de Dieu, marche joyeux… Et surtout, peuple migrateur et colonisateur ! Pour sûr, c’est du bon peuple qui bouge, et qui a même été, tenez-vous bien, jusqu’à nous envahir, nous, pauvres petits français, avec notre baguette de pain, notre béret sur la tête et nos aisselles qui puent ! Fort heureusement, ces espèces de Maures ont été stoppés nets par un gars qui passait par-là, en 732 – Charles Martel – ils sont retourné de l’autre côté des Pyrénées et, en souvenir de cet événement, ainsi qu’en cas de nouvelle invasion musulmane, un bastion a été érigé pour les stopper net dans une éventuelle nouvelle avancée, au Puy du Fou avec à sa tête l’honorable chevalier De Villiers.

Je vous l'accorde, la vision que je viens de vous exposer, c’est celle qu’ont tous les chrétiens au XIIIème siècle, alors que les Maures, au final, ils sont comme vous et moi ! Non, ils ne passent pas leur temps à pousser des cris de bête comme s’ils étaient en pleine période de rut, non, ils ne se gargarisent pas de pseudo-conquêtes aussi fallacieuses que les seins d'Ophélie Winter, oui, ils font pipi et caca comme tout le monde, comme le Pape aussi, oui, et même, ils se lavent les mains après ! En gros, ils sont tout comme nous, si ce n’est la couleur, la langue… et bien sûr la religion…

Mais pour Ferdinand, les Maures, ils ont une tête qui ne lui revient pas. Il n’y a rien de vraiment très catholique dans leur façon d’être, ce serait peut-être pas mal de les refouler aux frontières… Et pourquoi pas, même, de l’autre côté de la mer ? C’est ainsi que Ferdinand, notre héros du jour, le décide : son destin sera de bouter les Maures hors d’Espagne et d’en retirer les lauriers de la sainteté !

Beau projet qu’a là Ferdinand, mais pour la réalisation, c’est un peu plus compliqué, parce que depuis 8 siècles, les Maures, ils ont tout squatté, c’est un peu comme s’ils étaient chez eux, au final. Ils sont passé des tentes de camping à des habitations un peu plus en dur, du réchaud à gaz à la cuisinière équipée, des sanibroyeurs au tout à l’égout, du poste de radio à la télé câble et satellite ! Ils en sont bien à la 27ème génération présente sur le territoire, mais qu’à cela ne tienne, Ferdinand veut les combattre !

Il enfile ainsi sa cotte de maille, ses boots renforcées par-dessus ses poulaines, il prend sa lance, son écu, revêt son heaume, et envoie moult émissaires par-delà les montagnes, par-delà les vallées, pour recruter nombre d’hommes afin de mener la guerre qui doit le déclarer saint. Au bout de quelques mois, le dispositif est enfin prêt, et Ferdinand se met au travail. Sournoisement, il se rapproche de chacun des étrangers, avec son armée, et dès qu’il en sent un en position de vulnérabilité, il s’écrie : « Eh ! Toi, Mustapha ! Tes papiers ! » Ferdinand trépigne d’impatience et de joie dissimulée et, devant le refus du Maure d’obtempérer, allez hop, un coup vigoureux de poulaine dans le tréfonds de son anatomie, vol plané par-dessus la Méditerranée, ciao bye bye, et surtout ne revient jamais !

C’est une vraie croisade qu’entame alors Ferdinand… Jamais il ne veut prendre de repos, il y aura toujours des étrangers à expulser… Oui, mes amis, expulsons tous en choeur ! Oui, chers hidalgos, reconquérons notre doux pays ! En un mot, oui, l’Espagne, aimez-la, ou bien quittez-la ! Devant ce slogan fort original, Ferdinand ne se sent plus pisser ! Chaque jour, il voit ses armées casser du Maure et l’éjecter par les fenêtres du royaume, chaque jour, ce sont des dizaines et des centaines d’étrangers qui se font virer ! Ferdinand exulte, Ferdinand est ravi, Ferdinand saute de joie, Ferdinand est tellement heureux qu’il en finit même par éjaculer dans le fin fond de son pantalon !

C’est donc le slip souillé que Ferdinand finit sa vie et monte au Paradis, après avoir combattu les Maures toute sa vie ! A sa mort, l’invasion musulmane ne se limite plus qu’aux enclaves de Cordoue et de Séville, et l’Espagne a presque entièrement retrouvé sa liberté. La biographie de saint Ferdinand s’édite alors à pleines brassées, fait des émules, puis finit par être oubliée, la doctrine de Ferdinand commençant à être moralement dépassée… Encore que, il y a quelques années, elle a encore pu bercer les enfances respectives des petits Jean-Marie, Marine, Philippe, Charles, Brice ou encore Nicolas...

Alors… A chaque Ferdinand qui lit ces quelques lignes... Qu’il ne voit que par sa propre couleur, ou qu’il pense que la meilleure c’est celle qui est dans les coeurs, je n’ai qu’une chose à lui dire : « Aujourd’hui, Ferdinand… Ca va être ta fête ! »



Voir l'histoire de la Fête du Travail
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par Ephemeridiae publié dans : Saintes Chroniques communauté : Au fil des mots
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Jeudi 1 mai 2008

 

Mes amis, aujourd’hui, 1er mai, nous fêtons le travail, nous fêtons saint Travail ! Et oui, que voulez-vous, le travail a droit de citer dans notre calendrier, et rien de tel qu’un jour chômé pour lui faire sa fête en toute bonne mesure… Ainsi, tous les travailleurs de notre doux pays s’assemblent en ce jour béni par Dieu, pour rendre hommage au travail, tout en glandant pendant une journée pleine et entière, tandis que Dieu, de son côté, est ravi de voir que tous ses protégés savent rendre grâce pour les bienfaits qu’il a créés, notamment le travail… Pourtant, au départ, Dieu n’avait pas franchement créé le travail pour faire plaisir aux gens, c’était même une sorte de punition, une punition divine infligée aux premiers occupants de notre douce planète, parce que Dieu, ils l’avaient un peu gonflé. Mais revenons plutôt au commencement de cette histoire…

Et « au commencement, Dieu créa le ciel et la terre » Genèse 1,1. Genèse 1,1… Euh… Attendez, là, je crois que je suis remonté un peu trop loin dans l’histoire… Alors, voyons voir… La suite… le ciel et la terre blablabla… le jour et la nuit blablabla… il créa l’homme à son image blablabla… le septième jour, il glande blablabla… Ah, ça y est, voici le bon passage : le moment où Dieu fait quelques recommandations à Adam et Eve dans le jardin d’Eden :

« Bon, bande de troufions ! Voilà, ça y est, j’ai créé les hommes, et je vous offre un monde tout beau et tout propre pour que vous puissiez vous y balader à poil et à loisir ! Dans ce joyeux monde d’Eden, tout vous est offert, tout vous est permis, même la sodomie ! Par contre, vous voyez le pommier, là-bas ? Interdit d’y toucher ! Les pommes, c’est pour ma poire, alors interdiction formelle d’en becqueter, hein ? Et puis de toute façon, les pommes, ça refile des coliques… Alors vous n’y touchez pas, et allez baiser ailleurs ! »

Dociles, les deux premiers êtres de notre humanité s’étaient donc éloignés du pommier et commençaient à s’atteler à la tâche que leur avait confié Dieu, quand était arrivé le serpent. Le serpent, il faut dire qu’il avait un peu l’âme d’un voyeur, et ça faisait un sacré bout de temps qu’il reluquait la croupe d’Eve. Alors une fois le coït terminé, il s’était approché de la jeune femme et avait trouvé le moyen pernicieux de la convaincre d’aller jusqu’au pommier. En plus de ça, le serpent, il en voulait encore à Dieu de ne pas lui avoir fait de pieds, alors il voulait se venger.

Bien évidemment, Eve, cette gourdasse, s’était exécuté. Elle trouvait sympa l’idée de rapporter des pommes à son mari, mari qui avait d’ailleurs goûté sans vergogne aux fruits défendus. Mais là, juste là et à cet instant précis, ce fut le drame... En fait, il faut savoir que Dieu avait installé une sorte d’alarme sur son pommier, histoire d’être sûr de ne rien se faire chaparder, et dès que les fruits avaient été dérobés, un voyant lumineux s’était allumé au-dessus de bureau divin, au Paradis.

En voyant ça, Dieu entra dans une colère noire ! Ces foutus humains avaient déjà trouvé le moyen de lui désobéir ! Mais quel bande d'imbéciles ! « Alors si c’est comme ça, s’écria Dieu, je vais les punir !!! Je vais te leur sortir mon gros doigt du ciel, et ils vont apprendre comment je m’appelle ! »

Sans attendre une minute de plus, Dieu avait ainsi dépêché l’archange Gabriel au Paradis, pour virer ces deux indésirables, et pour les rejeter sans autre formalité dans la bouillasse immonde qui se trouvait à l’entrée, au-delà du paillasson avec marqué « Bienvenue » sur le dessus. Puis, était arrivée la sentence divine : « Pour vous punir, bande de sacripants et de feignasses, je vais inventer le travail ! Adam, tu devras gagner ta croûte à la sueur de ton front, et je te jure, ça va être pénible ! Quant à toi, Eve, je te réserve un travail encore plus réjouissant ! Tu enfanteras dans la douleur et le travail durera des heures et des heures, longues et pénibles, pendant lesquels tu n’entendras que la voix d’une grosse dame qui te dira « Pousse !!! ». Et, ma fille, tu pousseras, encore et encore, car je n’inventerai sainte Péridurale que dans des millénaires, tu vas en chier ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! »

Dieu avait ensuite ressorti son gros doigt du ciel pour laisser Adam et Eve dans leur nouveaux ennuis, le travail était ainsi né. Par la suite, la pénibilité du travail ne put aller qu’en augmentant avec l’âge de notre planète. A chaque fois qu’une nouvelle invention censée aider au bonheur et à l’accomplissement de l’homme était créée, à chaque fois, elle était accompagnée d’une nouvelle pénibilité du travail : la charrue et le servage, le charbon et les mines, la révolution industrielle et le travail à la chaîne, les chaussures Nike et les petits coréens.

Mais il semble, en fait, que l’homme se soit habitué au travail et qu’il développe avec lui un certain rapport de soumission masochiste ! En effet, si le travail fait si mal que ça, pourquoi l’homme s’évertue-t-il à en vouloir un coûte que coûte ! Pourquoi descend-il dans la rue, hurle-t-il sa haine et bloque-t-il les universités, pour réclamer du travail ? Pourquoi n’a-t-il que le travail en tête, en cette période de baisse du pouvoir d'achat ? Et, dernière question, si Dieu a créé le travail en guise de punition, pourquoi les hommes, quelques millénaires plus tard, déclarent-ils que le travail est saint et qu’il faut le fêter tous les ans le 1er mai ?

Méditez donc là-dessus, chers amis, chers lecteurs, devant votre brin de muguet et vos doigts de pieds en éventail, en ce jour divinement chômé… Et ne vous en faîtes pas, même si demain, ce n’est plus le 1er mai, le travail, en fait, c’est tous les jours sa fête…

Voir la vie de sainte Alida
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par Ephemeridiae publié dans : Saintes Chroniques communauté : Au fil des mots
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